• François Loiret

La science selon Ockham.



La théorie de la démonstration est pour Ockham, la théorie du syllogisme scientifique. Le champ de la démonstration est celui du savoir scientifique et il se tient entre les bornes que sont l’intuition d’un côté et l’opinion de l’autre. En cela, Ockham se prétend tout à fait fidèle à la doctrine exposée par Aristote dans les Seconds Analytiques. Mais cette apparente fidélité n’exclue pas un remaniement profond de la compréhension de ce qu’est la science.

Ockham commence sa théorie de la démonstration par une exposition de ce que signifie le terme « démonstration » et il précise aussitôt que ce terme signifie « un syllogisme facteur de savoir ». Ce qui vient au premier plan, nous verrons plus tard pourquoi, c’est le terme, non la chose elle-même. Enquêter sur la démonstration, c’est d’abord déterminer ce que signifie le terme démonstration. Or si le terme démonstration signifie un « syllogisme facteur de savoir », il faut selon Ockham déterminer de manière précise ce que signifie ici le terme savoir ou science. A partir de là, Ockham présente trois sens possibles du terme « science ». Au premier sens, avoir le savoir ou la science, c’est avoir l’appréhension évidente d’une vérité. Au second sens, avoir la science, c’est avoir l’appréhension évidente d’une vérité qui ne peut être fausse, et qui en ce sens est nécessaire. Au troisième sens, avoir la science, c’est avoir l’appréhension évidente d’une vérité nécessaire au moyen de l’appréhension évidente de deux vérités nécessaires, de sorte que ces deux vérités nécessaires fassent connaître avec évidence la troisième vérité qui serait sans cela inconnue. Le troisième sens fait référence au syllogisme, et au sens strict, il livre le sens strict du terme science. La science au sens strict est le savoir évident de vérités nécessaires qui sont conclues d’une démonstration, la démonstration faisant connaître l’évidence de ces vérités. Sont donc connues scientifiquement non pas toutes les vérités évidentes, mais les vérités dont l’évidence est assurée par une démonstration. Savoir scientifiquement, c’est savoir de manière évidente et certaine au sens où l’évidence et la certitude supposent la démonstration. Ce qui est su de manière évidente et certaine sans démonstration, n’est pas su scientifiquement, même si la démonstration peut le supposer. Ainsi Ockham peut-il écrire :

« Une démonstration est un syllogisme facteur de savoir, en comprenant par « savoir », une connaissance évidente et certaine, où quelque chose de nécessaire suit de propositions nécessaires » Somme de Logique, c.17, p. 185

Il peut sembler que jusqu’ici nous sommes en bonne terre aristotélicienne, même si l’insistance sur la certitude nous situe déjà ailleurs. Toutefois, dès qu’on demande ce qui est su lorsqu’on sait scientifiquement, la terre aristotélicienne est quittée. Chez Aristote, toute science doit son unité de science à son genre et avec le genre, il s’agit de la chose. La science est une connaissance démonstrative des choses qui dans la démonstration accomplit la suture de la chose à elle-même et de l’âme et de la chose de sorte que l’âme qui connaît soit la chose elle-même en un certain sens. Il n’en va plus du tout de même chez Ockham.

C’est dans le Commentaire des Sentences qu’Ockham livre de manière explicite sa compréhension de ce qui est su dans une science. Il écrit en effet :

« On doit savoir que toute science, qu’elle porte sur des choses réelles (realia) ou sur des choses d’entendement (rationalia), est seulement un savoir de propositions en tant qu’objets de science, car il n’y a que des propositions qui soient sues » Sentences, IV, I d.2, q.4

L’objet au sens médiéval n’est pas la chose même, mais la chose sue qui est dans l’âme. La chose même, les médiévaux la nomment « sujet » en référence à l’hypokeimenon aristotélicien. Or Ockham ne dit pas ici que l’objet de la science est la chose intelligée dont le lieu est l’âme, par exemple, l’homme en tant qu’intelligé, il dit que l’objet de la science est la proposition. La science n’est pas un savoir de choses, mais un savoir de propositions. Elle ne peut se rapporter aux choses que par l’intermédiaire des propositions. Ockham nie explicitement dans le Commentaire des Sentences qu’il puisse y avoir un savoir des choses, au sens où il y aurait un savoir des substances :

« L’affirmation que la science se rapporte aux choses peut être comprise de trois façons. Ou bien elle veut dire que la chose même est sue – et de cette manière là, il n’y a pas de science des choses substantielles, avant tout parce que rien n’est objet de science sinon une proposition et qu’une telle proposition n’est pas une chose hors de l’âme, sinon dans la formation phonique ou dans un signe analogue »

Ce qui est su dans la science est dans l’âme et non pas hors de l’âme. Le su est entièrement assimilé ici au in anima, à l’objet. Or l’objet n’est pas la chose intelligée, mais la proposition. Pour les contemporains d’Ockham, le su en tant que su est bien aussi in anima, mais il s’agit de la chose comme objet, de la chose intelligée, de la chose en tant que connue, toutefois l’acte de connaître ne porte pas sur la chose en tant que connue dans l’âme, il porte sur la chose réelle, hors de l’âme. Cette chose hors de l’âme est le sujet de la science. Lorsque nous connaissons scientifiquement une chose, nous connaissons la chose comme sujet, et le produit de cette connaissance est dans l’âme à titre d’objet. Or Ockham exclut délibérément que le sujet d’une science puisse être la chose hors de l’âme, ce qui le conduit d’ailleurs à refuser toute unité à toute science. C’est dans son Commentaire des huit livres de la Physique qu’il s’explique à ce propos. Il y déclare que « sujet de la science » ne peut se comprendre que de deux façons. Soit le sujet de la science est l’intellect lui-même, soit le sujet de la science est le sujet de la proposition.

« Il faut savoir que « sujet de science » s’entend de deux façons : de ce qui reçoit la science et la possède subjectivement en soi ; à la façon dont on dit que le corps ou la surface est le sujet de la blancheur et que le feu est le sujet de la chaleur. Et de cette façon, le sujet de la science est l’intellect lui-même, parce que toute science est un accident de l’intellect » Prologue, n.22, p.299

Sujet est ici entendu au sens de la substance, au sens où elle est le support sous jacent des accidents. Parce que la science est un accident de l’intellect, l’intellect est bien en ce sens le sujet de la science : la science n’existe pas en dehors de l’intellect et indépendamment de lui, comme science en acte (Ockham exclut délibérément ici l’existence bibliographique de la science dont parlera Husserl). La tentation par rapport à une telle affirmation est de la cartésianiser un peu trop rapidement et d’y voir déjà la préformation de l’ego comme sujet. Mais s’il en était vraiment ainsi, si l’intellect comme sujet était entendu au sens moderne comme le fundamentum inconcussum, alors il y aurait une unité de la science reposant sur l’unité de l’intellect humain. Or, il n’en est rien chez Ockham. L’intellect n’est pas sujet au sens du fondement indubitable du savoir, il l’est seulement au sens du support de l’accident « science » : la science n’est pas une substance, mais un accident, et du même coup elle est inhérente à un substance comme la couleur l’est aussi. Et de même que la surface est le sujet de la couleur au sens de son hypokeimenon, l’intellect est sujet de la science. Au contraire, dans un optique moderne, il sera impossible à la couleur d’être sujet au même titre que l’intellect.

Du point de vue ockhammien, ce n’est d’ailleurs pas le premier sens de sujet qui est déterminant pour la question du sujet de la science, mais le second :

« D’une autre façon, le « sujet de la science » désigne ce dont on connaît quelque chose. Et c’est ainsi que l’entend le Philosophe dans le livre des Seconds Analytiques. Selon cette acception, le sujet de la conclusion et le sujet de la science sont un même sujet, et on ne l’appelle sujet que parce qu’il est le sujet de la conclusion ».

Dans une prétendue fidélité à Aristote, Ockham soutient donc que le sujet de la science bien compris, c’est-à-dire dont elle est connaissance, n’est pas une chose, n’est pas comme chez Aristote un genre, mais exclusivement le sujet d’une proposition. Comme les propositions sues scientifiquement sont exclusivement des propositions démontrées, et donc des conclusions, le sujet de la science est donc seulement le sujet d’une conclusion, soit le sujet au sens logique : ce dont on prédique quelque chose dans la conclusion d’une démonstration. Or qu’est-ce que la sujet d’une conclusion, sinon une partie de cette conclusion ? Ockham en vient donc à conclure que l’objet de la science est la proposition et le sujet de la science, ce dont il y connaissance, est une partie de l’objet, à savoir le sujet de la proposition. Du même coup, le sujet de la science n’est plus une chose hors de l’âme, une entité extra mentale, mais une entité intra mentale. Tout le domaine du su est entièrement intra mental. C’est pourquoi Ockham peut soutenir qu’il n’y a pas de science des choses au sens de substance, puisque toute substance est une réalité extra mentale. La démonstration au sens ockhammien ne peut donc plus se présenter comme un encerclement de la chose, comme un mouvement qui détermine la chose, puisque rigoureusement parlant, elle n’a pas affaire à des choses. A quoi alors a-t-elle affaire ? A des termes, qui sont des signes. La détermination de la science comme pur savoir de conclusions est en ce sens une détermination logiciste de la science.

B la constitution d’un domaine de réalité intra mental.

Puisque la science est un savoir portant sur des propositions qui sont la conclusion de démonstrations, une compréhension suffisante de la démonstration et de la science au sens ockhammien passe par une compréhension suffisante de la proposition. Qu’est-ce qu’une proposition ? C’est une articulation de termes. Une proposition a pour constituants des termes (termini) et il en va de même de la démonstration. Ainsi, dit Ockham, dans la démonstration au sens faible, on peut employer tous les termes, mais dans la démonstration au sens fort, la démonstration de la première figure (en Barbara), on ne peut employer que les termes de sujet, de propriété et de définition. Chez Ockham, sujet, propriété et définition sont au sens logique des termes. Et pour bien rendre cela explicite, Ockham critique vigoureusement ceux qui entendent par « propriété » quelque chose qui appartient à quelque chose :

« Il faut savoir que la propriété n’est pas une chose inhérente à un sujet, à la manière dont la chaleur inhère au feu, mais qu’elle est un certain prédicable, distinct du sujet et désignant réellement cette même chose que désigne le sujet et quelque chose de plus, ou du moins cette même chose d’une autre manière » Somme de Logique, c.2, p.161.

Dans cet affirmation, sujet est entendu dans un premier temps au sens ontologique et dans un second temps au sens logique. Dans la proposition, nous n’avons pas affaire au sujet ontologique déclare Ockham, mais seulement au sujet logique, et du même coup, la propriété au sens logique n’est que ce qui est énoncé du sujet au sens logique. Ce qu’elle désigne hors de la proposition n’est rien d’autre que ce que désigne le sujet lui-même. Sujet et propriété désignent la même chose, la seule différence, c’est qu’ils ne la désignent pas de la même manière. Ainsi, dans la proposition « Socrate est blanc », blanc ne désigne pas quelque chose qui appartient à Socrate, par exemple la blancheur, mais Socrate lui-même comme le terme Socrate désigne aussi Socrate lui-même. Mais si Socrate et blanc désignent la même chose hors de l’âme, le terme blanc n’est pas énoncé de Socrate lui-même, il est énoncé du terme Socrate. Toute énonciation dans la proposition est une énonciation dont le sujet est le sujet de la proposition et non la chose elle-même. Enoncer, ce n’est pas dire quelque chose de quelque chose, c’est prédiquer un prédicable d’un autre prédicable. L’énoncé « Socrate est blanc » signifie : le prédicable « blanc » est énoncé du « prédicable » Socrate. L’énonciation est un mouvement purement interne à la proposition.

Toute proposition n’est jamais constituée que de termes et du même coup toute démonstration. Savoir que « Socrate est blanc », ce n’est pas savoir que la substance Socrate possède la blancheur, c’est savoir que le prédicable blanc est énoncé du prédicable Socrate qui tous deux désignent la même chose, à savoir la substance singulière Socrate. C’est que des choses, soutient Ockham, ne peuvent appartenir à des propositions, seuls peuvent leur appartenir des termes. En conséquence, tout ce qui est énonçable dans une proposition a le statut d’un terme. C’est pourquoi Ockham en vient à déclarer que les catégories d’Aristote et les universels, les genres, les espèces et les différences spécifiques, sont des termes. Il faut comprendre par là que ce ne sont que des termes, que des entités intrapropositionnelles, qu’en dehors des propositions, les catégories et les universels n’ont aucune réalité. Ockham opère donc une logicisation des catégories et des universels en leur ôtant toute portée ontologique. Alors que chez Aristote, les catégories étaient bien des déterminations ontologiques de l’étant, elles deviennent chez Ockham des concepts. Alors que chez Aristote, les genres, les espèces et les différences étaient bien aussi des déterminations ontologiques de l’étant, ils deviennent encore chez Ockham des concepts et rien que des concepts. Cette réduction terministe ou conceptualiste des catégories et des universels à des termes ou à des concepts est toutefois solidaire d’une ontologie, mais d’une ontologie réduite.

Les termes sont des éléments des propositions et seulement des propositions. Il n’y a donc de terme que là où il y a proposition. La proposition est le fil conducteur chez Ockham, elle est autant le fil conducteur de la logique que de l’ontologie. Qu’est-ce qu’un terme ? C’est un signe. Mais qu’est-ce qu’un signe ? C’est une entité qui se tient là pour quelque chose d’autre, une entité qui dit Ockham suppose pour quelque chose d’autre que lui-même. La caractérisation du terme comme signe ne conduit pas Ockham à assimiler les termes aux éléments de la langue. Bien au contraire, Ockham va différencier trois types de termes, les termes mentaux, les termes oraux et les termes écrits. Les termes mentaux sont les éléments de la proposition mentale, les termes oraux, les éléments de la proposition orale, les termes écrits, les éléments de la proposition écrite. En ce sens, la pensée est chez Ockham langage, mais un langage purement mental et épuré par rapport aux langues. Les termes mentaux ne sont rien d’autre que les intentions de l’âme ou concepts. Ils sont privilégiés parmi tous les termes en raison de leur antériorité aux signes verbaux et de leur universalité, puisqu’ils n’appartiennent à aucune langue. Les signes mentaux en effet désignent naturellement ce qu’ils désignent alors que les signes linguistiques ne le désignent que par convention ou institution. Et s’ils désignent naturellement, c’est parce qu’ils sont causés par les choses elles-mêmes. Ockham transforme la distinction aristotélicienne des symbola naturels et conventionnels, d’une part en constituant les pathemata en concepts compris comme signes naturels, d’autre part en concevant les symbola conventionnels comme des signes d’institution volontaires. Toutefois, à l’inverse de ce qui aura lieu dans la métaphysique moderne du sujet, l’intellect chez Ockham n’a pas cette spontanéité productrice que lui reconnaîtra Kant, ni cette indépendance d’avec les choses que lui attribuera Descartes. Les entités mentales sont dans l’intellect parce que les choses agissent sur l’intellect et les causent en lui et c’est parce que les choses les causent qu’elles peuvent être des signes naturels des choses. Il résulte de tout cela que « proposition » chez Ockham peut signifier une proposition purement mentale et signifie même d’abord une proposition purement mentale. Dans la Somme de Logique, Ockham déclare :

« Chaque fois que par conséquent que quelqu’un profère une proposition vocale, il forme d’abord en son for intérieur une proposition mentale, qui n’appartient à aucune langue, puisque beaucoup d’hommes forment fréquemment en leur for intérieur des propositions qu’ils ne savent pas exprimer à cause de l’insuffisance de leur langue. Les éléments de ces propositions mentales s’appellent concepts, intentions, similitudes et intellections » I c 12, p.43.

Lorsque Ockham déclare que les catégories, les universels et les éléments de toute proposition sont des termes, il entend d’abord par là des termes mentaux et non des termes vocaux, c’est-à-dire des concepts et non des mots. C’est pourquoi, il s’agit plus ici d’une réduction conceptualiste des catégories que d’une réduction nominaliste. C’est par excellence chez Hobbes que l’on trouvera un nominalisme radical, or le nominalisme radical suppose l’évacuation de tout langage purement mental. Le privilège accordé au langage mental par Ockham auquel les langages oraux et écrits sont subordonnés, sa priorité sur les autres langages implique que les termes premiers sont des concepts et pas des mots. La réduction logiciste des universels et des catégories leur assigne comme lieu non la langue, mais l’âme, les constitue en entités purement intra mentales. Par cette réduction intra mentale, se constitue la séparation de la langue et des choses, et non pas leur accord. Alors que chez Aristote, la présence des choses ne se donne que dans et avec la langue, même lorsqu’il s’agit de l’intuition sensible ou de l’intuition intellectuelle, il n’en va plus de même chez Ockham. Le lieu originaire de la sémantique ockhammienne n’est pas la langue, mais le langage mental, c’est pourquoi la langue ne vient pas au premier plan chez Ockham et si elle est considérée, c’est d’abord négativement. Les signes linguistiques sont des signes seconds, des signes dérivés par rapport aux signes naturels que sont les concepts. Au sens d’Ockham, les erreurs viennent de ce que l’on attribue aux entités langagières une réalité extra langagière faute d’avoir bien saisi que les entités langagières sont subordonnées non aux choses mais aux concepts. Puisque les termes premiers ou signes premiers sont des termes ou signes mentaux, la science comme savoir de conclusions est d’abord savoir de conclusions mentales et du même coup le lieu premier du savoir est d’abord intra mental, et secondairement intra langagier. La science se restreint au domaine intra mental des concepts : elle est d’abord science de concepts. Par là se met en place l’oubli moderne de la langue qui culminera chez Kant.

Mais si la science peut se présenter d’abord comme un savoir intra mental, c’est parce que les entités mentales sont en quelque façon des réalités. Chez Ockham, l’ens reale ne se confond plus avec les choses hors extra mentales. Dans son Quodlibet V q.21, Ockham déclare ainsi :

« Tous les inférences et terme mentaux sont des étants de raison (ens rationis) ; et pourtant, ils sont véritablement des étants réellement existants selon la nature des choses, et même des étants plus parfaits qu’une quelconque qualité des corps »

La tradition distinguait les realia des rationalia, les premiers avaient un esse subjective, ils étaient des sujets hors de l’âme, les seconds n’avaient qu’un esse objective dans l’âme, un être représenté. Aussi, les rationalia ne pouvaient-ils être les sujets d’une science. Avec Ockham, les rationalia qui n’existent que dans l’âme se voient conférer le statut de realia intra mentales et c’est parce qu’ils sont des realia intra mentales qu’ils peuvent être sujet de science. Autrement dit, le sujet d’une proposition peut être le sujet d’une science parce qu’en tant que concept, il a une réalité intra mentale. Cette réalité intra mentale, précise Ockham, est celle des actes de connaissance. La réalité se dédouble ainsi en réalité extra mentale, celle des substances, en réalité intra mentale, celle des actes de connaissances ou concepts, cette dernière pouvant être un en sens plus parfaite que la réalité extra mentale. La science peut cesser d’être un savoir de choses au sens de réalités extra mentales puisque les éléments des démonstrations et donc des propositions sont aussi des réalités, tout en n’étant pas extra mentaux.

François Loiret 2006. Tous droits réservés.

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